Les Incontournables (Partie III)
Ils constituent des éléments marquants de l’ENIM, ils font sa fierté, sa joie, son ampleur, sa générosité, son talent, son savoir-faire, son essence, son progrès, sa réussite, … Ils sont l’ENIM.
3ème Partie:
Lfakafik…Lbassabiss :
« Comment peut-on l’être ? ». A l’absurdité d’une pareille question, j’ai voulu répondre de la façon la plus raisonnable possible, à savoir, précisément, en bannissant la raison de mes propos.
En disant, tout simplement, ce qu’ils sont.
Déjà, afin d’apaiser et adoucir l’atmosphère, je dirais que vous êtes brillants. Relativité l’impose ; cette faculté est à revoir. Vous étiez des plus brillants entre vos camarades de classe (ou d’amphi), et c’est justement pour cela que vous êtes entre nous, ENIMistes. Vous êtes ambitieux, persévérants et dotés d’une ténacité incomparable pour pouvoir réussir tous vos modules et passer vos concours.
Cependant, on vous reproche de ne guère pouvoir oublier vos habitudes. Rares sont ceux parmi vous qui arrivent à s’adapter au rythme et aux modes de vie de la majorité faisant l’effectif de l’école.
Bien entendu, il n’est pas nécessaire –ni sans doute souhaitable- de reproduire les contours détaillés des disfonctionnements du positionnement et d’adaptation de ces deux catégories. Il n’est non plus question –à mon avis- de parler davantage des difficultés qu’ils affrontent (contre leur guise) en matière d’études ; notamment lors du tronc commun. Il s’agirait simplement de vouloir initier la création d’un espace harmonieux, pertinent au regard des données et situations naturelles, fraternelles, historiques et estudiantines, qui (l’espace) servirait de base à des projets locaux de développement de tout genre.
P.S : Propos à consommer avec modération, je vous assure que vous m’êtes trop chers !!
Le phénomène Poker :
Trois ans déjà, presque personne au Maroc, surtout parmi les jeunes étudiants de la moyenne classe (sociale) ne connaissait de ce jeu plus que le nom. Aujourd’hui, c’est un vrai phénomène répandu un peu partout, et ça pousse comme des champignons. A l’ENIM, une importante partie d’étudiants risquent d’oublier pourquoi sont-ils réellement à l’école.
Elles sont trois catégories à pratiquer ce jeu à l’école. Primo, les sérieux, les vétérans, ceux qui jouent pour de vrai, qui dépensent de vraies sommes d’argent (pour un étudiant) tout en ayant toujours cette impression qu’ils vont se refaire, que tout ce qu’ils ont perdu n’était qu’une mauvaise passe. Ils oublient que le jeu même est basé sur un principe de mauvaises passes. Des fois, cette forte dépendance à l’égard du jeu-addiction les ridiculise. Secundo, c’est aux joueurs en ligne que les doigts s’orientent, ils l’ont découvert sur net, et depuis ne peuvent s’en détacher. Ceux là, sincèrement je ne suis jamais arrivé à les comprendre ; si les vétérans ont comme objectif de gagner de l’argent, ceux là je ne vois guère l’objectif derrière les parties marathoniennes de Poker qu’ils mènent sur net, tard la nuit! Un jour l’un d’eux (qui je rappelle, est un très cher ami) m’a déclaré, tout naïvement, que la plupart d’eux ne cherchent qu’atteindre un certain nombre de points de leurs jeux en ligne, ou bien devancer leurs collègues sur le rating des amis utilisant l’application sur facebook. Drôles d’intentions ! Et finalement, on trouve la troisième très marrante catégorie, ceux là, j’avoue que je les aime trop, je les trouve candides. A leur demander pourquoi essayent-ils d’apprendre à jouer le jeu, ils répondent sans hésitation (je les comprends) : « c’est parce tout le monde le fait, pourquoi pas moi ? ». Le Poker est à leurs yeux une tendance, c’est un passe-temps fashion dont on ne peut guère gouter les fruits. Sinon, on sera mal vus et traités en temps qu’arriérés ! La foule, le troupeau, ça fait du vertige…
« Le Poker offre un feedback instantané de nos actions, nous fait travailler les maths et la logique, développe nos sens de patience, de rapidité et de concentration. Il nous apprend à planifier et à accepter de perdre ». C’est ce que les emportés par la Pokermania affirment avoir appris depuis la découverte du jeu! Comme quoi, avant le Poker, l’Homme était tout sauf humain!
Morale : Faites vite…apprenez à jouer du Poker… sinon vous êtes ...perdus !
Le Site Officiel :
La coutume prescrit de dire que la façon dont on mène une action (voire une lutte) quelconque préfigure le résultat que l’on veut obtenir. C’est ce qui s’appliquerait surement sur notre site officiel qui a fait couler énormément d’ancre. La foule, Là je ne vais pas te suivre pour gueuler et crier qu’il faut absolument changer ce portail « handicapé » et qui tombe souvent, et à l’improviste en plus, en panne (ce fut son cas dernièrement du moins !).
Je serais cette fois-ci surtout là pour dire haut et fort NON à un site officiel pour l’ENIM. En effet, quand on est dirigé par une entité qui ne sait même pas se présenter en direct comme il se doit, saurait-elle le faire virtuellement ? Déjà elle s’en fout … Quand la responsabilité technique auprès de notre département informatique est déléguée arbitrairement à un membre de la famille, sans prendre en considération ni la qualification exigée ou même les basics compétences requises pour un tel poste par défaut, vous vous attendez à un quelconque effort ? Et lorsque, finalement et surtout, l’ensemble des étudiants ignorent complètement l’utilité d’avoir un site officiel qui représente leur établissement, et même quand on trouve une minorité ayant cette culture claire et instaurée, ils se contentent de protester entre eux sans la moindre action réellement bénéfique, ils baignent dans le stérile. Alors là, je vous assure les amis : Laissez tomber !
On a des choses beaucoup plus importantes à résoudre ; la qualité de la restauration, les problèmes de l’internat, sans oublier les vains conflits internes…
En plus, croyez moi, la non fiabilité du site officiel (voire son absence) est extrêmement bénéfique aux yeux du naïf fétichiste et superstitieux marocain que je suis. Dans ce Maroc, terrain propice pour les charlatans et farceurs, espace vivace de jaloux et envieux, l’ENIM garde toujours son statut sans que sa route croise celle du malheur ou le boulevard de la misère. L’ENIM est tout simplement protégée contre le « Mauvais Œil » sans avoir recours à des amulettes ou talismans permettant de détourner l'influence néfaste…
Et tu me parles encore du site ?!!
L’AEENIM :
De toute évidence, le « peuple » ENIMiste a le droit de transférer à ses représentants la légitimité pour exercer le pouvoir attribué à la fonction qu’ils occupent, à sa propre guise et de la façon la plus saine et démocratique possible. L’Association des Etudiants de l’ENIM désormais existe, et n’a besoin d’aucuns soutien ou autorisation pour cela, pas même de celle de la « très chère » administration, ce qui ne signifie évidemment pas que la question de sa reconnaissance et son soutien par ledit organisme soit sans importance. Elle serait sans aucun doute d’une énorme utilité pour l’ensemble. Sauf que c’est fort probablement jamais possible ; le dirigeant marocain n’a pas encore atteint ce degré d’éthique professionnelle qui lui autorise de soutenir celui ou ceux qui lui font montrer ses erreurs et imperfections … C’est malheureusement triste, mais cela reste une réalité.
Ceci dit, la question d’existence et de continuité ne sont plus à discuter.
Elle existait, existe et existera.
Toutefois, c’est la nature même de cette existence qu’il faut relever et mettre en question. L’Être est à la portée de n’importe qui, le bien-être non !
Chers lecteurs/amis, certes aux tous débuts de cette association, votre serviteur ne fut pas témoin, à cette époque je n’avais même pas vu le jour encore. Cependant, et au fil des années, l’Histoire ancrait les innombrables réalisations et progrès de cet organisme dirigé par neuf personnes mais abritant des centaines d’actuels et futurs ingénieurs.
Ainsi, et en comparant les différentes époques, tout simple observateur ne pourrait nier que la notoriété de l’AEENIM est en perpétuel déclin. On ne pourra certainement associer cette situation aux membres du bureau car, pour dire vrai, ils font de leurs mieux et fournissent d’énormes efforts. Toutefois, ces derniers peuvent, à mon sens, être consentis autrement et concentrés ailleurs que sur de vaines futilités dépassées. Il suffit pour initier le changement de sélectionner un petit échantillon non biaisé et y appliquer une loi statistique normale. C’est une loi permanente et d’ailleurs la plus juste que l’idée triomphante a toujours fait éclater les chaînes d’étudiants sous lesquelles on voulait l’asservir, laissant ses agresseurs stupéfaits de leur échec dérisoire. Tout cela me rappelle une histoire ; celle de l’enfant qui croyait éteindre le feu et s’étonnait ensuite de voir jaillir les flammes !!
Au-delà de la forme, implicite je crois, l’idée demeure pleine de sens. A méditer…
N@B!L